Champs d’oliviers et de lavandes à perte de vue, paysages vallonnés saisissants, carrières d’ocres flamboyantes, jolis villages perchés comme Gordes ou Roussillon : quel aspect du Lubéron à vélo va vous marquer le plus ? Une chose est sûre : vous ne manquerez pas d’être charmé par cette belle région du Vaucluse. Pour une expérience encore plus authentique : partez faire le tour du Lubéron à vélo ! Vivez ainsi une aventure intense de cyclotourisme.

  1. Notre expérience du Lubéron à vélo
  2. Préparer son itinéraire à vélo dans le Lubéron
  3. Nos étapes lors du Tour du Lubéron à vélo
  4. Rejoindre le Lubéron avec son vélo
  5. Quand partir pour un tour du Lubéron à vélo ?
  6. Quel équipement pour un tour du Lubéron à vélo ?
  7. L’empreinte carbone d’un voyage à vélo dans le Lubéron

Notre expérience du Lubéron à vélo

La première fois que j’ai entendue parler du Lubéron, c’était dans la vidéo engagée « Réveillons-nous » avec Camille Étienne, publié le 28 mai 2020, avec la phrase : « Il va falloir se bouger, […] descendre des avions et se réconcilier avec le Lubéron. »

En 2021, quand de nombreuses frontières étrangères étaient encore fermées, j’ai eu l’impression que le Lubéron suscitait un engouement assez prononcé sur les réseaux sociaux. Mon feed Instagram s’est rempli pendant un temps de photos de champs de lavande et de sentiers taillés dans des roches flamboyantes, couleur ocre : « Pas besoin d’aller aux États-Unis, bienvenue au Colorado Provençal ».

Effectivement, après l’avoir visité, je peux l’affirmer : le Lubéron est une région de l’Hexagone qui vaut le détour, même si les frontières sont de nouveau ouvertes et que le monde entier semble vous tendre les bras. Entre vignes, champs de lavande, villages perchés et paysages de carrières d’ocre uniques en France, le Parc naturel régional du Lubéron est une petite pépite provençale. Certains villages très prisés, notamment Gordes ou Roussillon, accueillent une foule compacte chaque été qui est loin de nous faire rêver. Mais à l’automne, quand les vignes prennent une jolie couleur dorée et que les villages se vident un peu, le territoire offre une expérience hors du temps, dépaysante et mémorable.

Découvrir les petits villages à vélo, à la force de ses mollets, ajoute une dimension dont je n’arrive pas à me lasser. Passer doucement à côté des vignes, s’arrêter pour admirer les champs dorés, contempler les villages sous tous leurs angles, voir les maisons perchées se rapprocher à chaque coup de pédale et descendre à toute vitesse les collines avec, en tête, l’image des petites ruelles traversées : c’est une expérience unique.

Une chose est sûre : je me suis réconciliée avec le Lubéron et je vous conseille fortement de monter sur votre vélo et de prendre le temps de découvrir ce charmant coin de Provence à votre tour.

Préparer son itinéraire à vélo dans le Lubéron

Les itinéraires cyclables du Lubéron

Si le Lubéron n’offre pas de piste cyclable à proprement parler, plusieurs itinéraires pour les cyclistes sont balisés dans la région. 2 véloroutes répertoriées sur France Vélo Tourisme traversent le Lubéron :

D’autres itinéraires cyclables secondaires jalonnent ce coin de Provence et sont répertoriés sur le site de Vélo Loisir Provence. Ce ne sont donc pas les possibilités qui manquent pour découvrir le Lubéron à vélo !

Notre itinéraire 2022 dans le Lubéron

Nous trouvions dommage qu’aucun des 2 itinéraires principaux ne passe par les ocres du Lubéron ou les villages de Gordes et Roussillon.

Nous avons donc imaginé un itinéraire sur mesure pour faire un tour du Lubéron à vélo en 4 jours. Nos inspirations principales ont été :

  • Les points d’intérêt recensés sur Komoot dans le Lubéron ;
  • Les recommandations du Guide du Routard Provence.

Comme nous avons choisi de partir en hors saison, nous n’avons pas forcément cherché à éviter les zones trop touristiques comme Gordes, le sentier des Ocres de Rustrel ou Roussillon. Au contraire, c’était le moment parfait pour les découvrir !

Nous avons donc imaginé une boucle au départ d’Avignon. Idéalement, nous aurions préféré partir de Cavaillon et terminer notre tour du Lubéron à l’Isle-sur-la-Sorgue, les 2 villes disposant de gares desservies par la ligne de TER Avignon-Marseille. Malheureusement, lors de notre escapade, la plupart des trains étaient déviés sur ce tronçon-là en raison de travaux. Si la ligne fonctionne, je vous recommande de prendre le train : les tronçons Avignon-Cavaillon et Avignon-L’Isle-sur-la-Sorgue n’ont que peu d’intérêt.

Voici donc notre itinéraire dans le Lubéron réalisé en 4 jours et demi. Le détail de chaque étape est disponible sur notre profil Komoot.



La difficulté du Tour du Lubéron à vélo

Une des caractéristiques du Lubéron, c’est que le relief est rarement plat. Dès la sortie de Cavaillon et jusqu’au retour vers l’Isle-sur-la-Sorgue, les paysages sont vallonnés. Ne vous attendez pas à un voyage à vélo sans dénivelé. Mais c’est aussi ce qui rend la région si magnifique et captivante !

En revanche, les pentes sont plutôt douces tout au long de l’itinéraire : nous n’avons, à aucun moment, fini complètement essoufflé en haut d’une montée.

À lire aussi : découvrez notre voyage à vélo en Irlande de l’été 2022, une aventure sportive inoubliable !

Si le dénivelé n’est malgré tout pas votre tasse de thé, vous pouvez très bien faire le tour du Lubéron en vélo à assistance électrique.

La sécurité des cyclistes dans le Lubéron

Dans le Lubéron, le cycliste n’évolue que sur des routes partagées. Il n’existe pas de vraies pistes cyclables sauf à la sortie d’Avignon. En revanche, l’itinéraire que nous avons choisis emprunte le plus souvent des petites routes peu fréquentées, surtout au moins de novembre.

Les quelques automobilistes ont globalement été respectueux, certes moins qu’en Irlande, mais nous ne nous sommes jamais sentis en danger.

Nos étapes lors du Tour du Lubéron à vélo

L’itinéraire étant plutôt sportif et les journées courtes en novembre, nous avons opté pour des petites étapes d’environ 50 km pour ce voyage à vélo dans le Lubéron. Excellente décision : nous avons pu prendre notre temps pour explorer les petits villages le long de l’itinéraire et faire la visite du Colorado Provençal à Rustrel.

Étape 1 : d’Avignon à Lacoste

51 km – 520 mètres de dénivelé positif

Où s’arrêter entre Avignon et Lacoste ?

C’est seulement après Cavaillon que les paysages commencent à devenir très jolis et que vous aurez le plaisir de découvrir les premiers villages du Lubéron :

  • Taillades. Le village se remarque par sa tour qui surplombe les habitations et depuis laquelle vous pourrez admirer une très jolie vue sur les environs ;
  • Robion. C’est ici que nous nous souvenons que les villages provençaux abritent souvent une floppée de chats qui adorent profiter du soleil. Robion ne fait pas exception à la règle ;
  • Oppède-le-Vieux. Il s’agit d’un charmant village perché, complètement désert quand nous l’avons traversé avec de jolies ruelles pavées ;
  • Ménerbes, dernier village traversé de cette journée au crépuscule. La montée au village permet d’admirer longuement les jolies maisons provençales en pierre de ce village perché.

Où dormir entre Ménerbes et Lacoste ?

Nous avons réservé le gîte Bienvenue chez Nous sur Airbnb pour cette première nuit entre Ménerbes et Lacoste. Seul petit regret : l’hébergement ne se trouve pas au cœur d’un village, mais nous n’avons rien trouvé à Ménerbes ou Lacoste pour cette nuit-là.

En revanche, le gîte est très agréable. Nous avons séjourné dans une dépendance de la maison principale avec une cuisine ouverte sur un salon, une chambre et une salle de bain. Si vous venez à la belle saison, vous pouvez avoir accès à la piscine.

Étape 2 : de Lacoste à Vitrolles-en-Lubéron

54 km – 880 mètres de dénivelé positif

Où s’arrêter entre Avignon et Lacoste ?

J’ai adoré cette journée remplie de jolis paysages, tous baignés d’une douce lumière typiquement automnale.

Nous avons continué à découvrir les villages autour du massif du Petit Lubéron :

  • Lacoste. Ce village à l’ambiance très artistique a appartenu en grande partie au créateur de couture Pierre Cardin, qui a acheté de son vivant le château et plusieurs maisons. Le village accueille également les étudiants d’une école de design américaine : vous entendrez sûrement plus parler anglais que français lors de votre visite.
  • Bonnieux. Ce joli village fut un temps un haut lieu de culture de vers à soie, avant que la mondialisation et l’arrivée des matières synthétiques n’arrête l’activité du village. Depuis les hauteurs, prenez le temps d’admirer le clocher de l’église et le Mont Ventoux en arrière-plan.

Après avoir quitté Bonnieux, nous nous sommes lancés dans la montée vers le Fort Buoux. Nous avons pédalé jusqu’à un gigantesque rocher proéminent qui passe au-dessus du chemin. Certes, le rocher en question est impressionnant et les gorges pour accéder au fort sont plutôt jolies. En revanche, l’accession au Fort Buoux n’est pas vraiment faite pour les vélos et ne vaut pas le coup pour le dénivelé ajouté en contrepartie. Je vous conseille de descendre directement vers Lourmarin depuis Bonnieux.

Le chemin vers Lourmarin se fait à travers une jolie combe très agréable avec une descente tout en douceur. Vous arrivez sans effort dans un village très charmant et à l’ambiance typiquement provençale surtout les jours de marché. Ne manquez pas d’admirer le château Renaissance qui trône sur une colline avant d’aller découvrir les petites rues et les clochers de Lourmarin. C’est le village idéal pour s’installer en terrasse pour déjeuner ou prendre un café.

Dès la sortie de Lourmarin, le reste de la journée annonce un dénivelé plutôt positif. 2 jolis villages permettent de faire une pause bien méritée dans un cadre agréable :

  • Vaugines. Après l’agitation de Lourmarin, ce petit village nous paraît très paisible. La place de village arbore quelques terrasses ensoleillées et une jolie fontaine en son centre ;
  • Cucuron. Ce village installé au pied du Mourre-Nègre, le point culminant du Lubéron à 1125 mètres d’altitude, offre une ambiance agréable autour de l’étang bordé de peupliers.

Le reste de la route jusqu’à notre arrêt pour la nuit se déroule dans une ambiance paisible et champêtre. Nous évoluons avec un dénivelé plutôt doux sur des routes de campagnes calmes bordées de vignes et de champs d’oliviers avec la montagne de la Sainte-Victoire en toile de fond. Le doux soleil d’automne pas trop chaud accompagne notre joli périple.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Vitrolles-en-Lubéron. La seule activité économique du village semble se concentrer autour du Vieux Presbytère, le gîte d’étape où nous passons la nuit, juste tous les deux dans un dortoir de 8 lits !

Lever de soleil à Vitrolles-en-Lubéron

Où dormir à Vitrolles-en-Lubéron ?

Vous ne disposez pas d’une offre d’hébergement incroyable à Vitrolles-en-Lubéron. Toutefois, nous vous recommandons le gîte d’étape du Vieux Presbytère.

Avec une buvette, une salle commune et un coin cuisine, c’est un hébergement simple mais confortable. Les seuls couchages disponibles sont en dortoir de 8 ou 10 lits, chaque chambre ayant sa propre salle de douche.

Nous étions totalement seuls dans le gîte pour la soirée que nous y avons passé. Nous avons donc bien dormi, mais n’avons malheureusement pas rencontré d’autres baroudeurs.

Étape 3 : de Vitrolles-en-Lubéron à Roussillon

55 km – 870 mètres de dénivelé positif

Où s’arrêter entre Vitrolles-en-Lubéron et Roussillon ?

Attendez-vous à un début de journée sportive pour cette étape : vous commencez par finir la montée du Col de l’Aire Deï Masco pour passer sur l’autre versant de la chaîne du Grand Lubéron.

La route de col est très calme, surtout au petit matin. La descente au cœur de couleurs d’automne flamboyantes est mémorable ! Entre 2 arbres rougeoyants, ouvrez l’œil : de jolis points de vue sur les environs se révèlent timidement.

Après cette belle descente, nous arrivons au village de Céreste. Une toute petite épicerie où s’échangent tous les commérages du village vous attend pour vous ravitailler, ainsi qu’une boulangerie.

Revigorés après un petit déjeuner tardif, c’est parti pour la seconde grimpette de la journée direction Viens, un charmant village perché offrant une très belle vue sur les environs.

Pour la suite de l’itinéraire, ne faites pas la même erreur que nous et prenez bien garde à suivre la direction de Gignac. Vous évitez ainsi les chemins de traverse non goudronnés et caillouteux proposés par Komoot.

Après Gignac, vous voilà à Rustrel, l’occasion de visiter le célèbre Colorado Provençal. Comptez 2 € par vélo pour accéder au site. Les vélos sont garés face à l’accueil et surveillés par les personnes qui gèrent les entrées sur le site. Vous pouvez donc laisser vos sacoches sans crainte.

Comptez entre 1 heure et 1 h 30 de marche pour le sentier le plus long (balisé en orange). Celui-ci ne présente aucune difficulté. En revanche, le site est un des plus célèbres du Lubéron. Attendez-vous à y croiser du monde, surtout que vous y serez en milieu de journée si vous faites les mêmes étapes que nous.

Si vous partez en haute saison et préférez éviter la foule, visitez plutôt le sentier des Ocres à Roussillon. De notre côté, nous sommes arrivés trop tard dans le village découvrir le site en question. En haute saison, celui-ci ferme plus tard : vous aurez donc largement l’occasion d’en profiter après avoir déposé vos affaires dans votre hébergement.

Sur le reste de la route, nous continuons à apercevoir quelques rochers couleur ocre par moments avant d’arriver à Roussillon, notre étape pour la nuit.

Que dire de Roussillon ? Certes, c’est un village très touristique, mais en le découvrant, nous avons compris pourquoi il attirait autant les foules. Perché sur des rochers flamboyants, entouré de carrières d’ocres et arborant de jolies maisons provençales aux tons rouges, rosé et orangés, la visite vaut le détour !

Y dormir permet d’admirer le coucher de soleil qui colore les maisons d’une teinte surréaliste. Rendez-vous au sommet du village pour profiter de la vue sur le Mont Ventoux et les environs baignés des lumières du couchant. Au petit matin, retournez faire un tour dans le village pour explorer les rues désertes, avant de remonter sur votre vélo.

Où dormir à Roussillon ?

Nous avons totalement craqué sur cette adorable maison de village couleur ocre réservée sur Airbnb pour notre nuit passée à Roussillon. Nichée en plein cœur du petit village flamboyant, elle offre un cocon chaleureux pour une douce soirée d’automne dans le Lubéron.

Étape 4 : de Roussillon à Fontaine-de-Vaucluse

46 km – 870 mètres de dénivelé positif

Où s’arrêter entre Roussillon et Fontaine-de-Vaucluse ?

Techniquement, les villages de Roussillon et Fontaine-de-Vaucluse ne sont pas très éloignés l’un de l’autre. Mais pour cette étape dans le Lubéron, nous avons choisi d’explorer un peu plus les petites routes vallonnées des environs plutôt que de prendre la route principale entre Roussillon et Gordes.

C’est parti, direction le col de Murs, en passant par le joli village du même nom. La route est vraiment belle, très peu fréquentée et offre de très beaux points de vue sur la vallée et le village de Roussillon qui s’éloigne à chaque coup de pédale.

Arrivés au sommet, nous avons droit à une très belle descente avec beaucoup de virages, un pur plaisir à vélo.

Le côté jouissif de la descente s’arrête bien trop vite et nous voilà de nouveau à pousser sur les pédales de nos vélos respectifs. Heureusement, la montée se fait au cœur de superbes gorges. Face à ces impressionnantes parois rocheuses, nous nous sentons tous petits !

La prochaine descente nous fait arriver pile devant l’entrée de l’abbaye de Sénanque. Cet édifice religieux est niché à l’abri de son vallon depuis le 12e siècle ! Entourée de champs de lavande, elle doit être encore plus iconique en début d’été quand les fleurs violettes encadrent cette jolie abbaye toute blanche.

Quelques coups de pédale plus tard, nous voilà face au village de Gordes, perché sur son éperon rocheux. Village à l’atmosphère très huppée et peu fréquenté en ce mois de novembre, nous osons abandonner nos vélos et nos sacoches pour explorer les petites rues à pied. Au vu de l’aménagement du village tout en hauteur et des petites ruelles pavées, nous n’avons pas regretté votre choix.

Pour prolonger la pause, je vous recommande la terrasse suspendue du café « Le Cercle Républicain ». En revanche, les places sont chères pour profiter de la jolie vue en hauteur tout en dégustant un thé ou un café.

Nous avalons rapidement les 13 km restants jusqu’à Fontaine-de-Vaucluse. Honnêtement, le village n’est pas très charmant : les boutiques de touristes (restaurants, marchands de glace, de bonbons ou de crêpes notamment) envahissent les rives de la Sorgue dans un ensemble loin d’être harmonieux.

Ce qui attire tout ce monde, c’est la source de la Sorgue qui jaillit à l’aplomb de la falaise. Après l’été 2022 très sec, nous avons malheureusement découvert le gouffre de la source avec très peu d’eau.

En revanche, nous avons beaucoup apprécié la montée aux ruines du château. L’ascension est assez abrupte et n’est pas toujours très bien indiquée mais la vue d’en haut est superbe !

Si vous ne voulez pas cuisiner, un camion à pizza est installé dans le village, le repas parfait après 4 jours de vélo dans le Lubéron !

Où dormir à Fontaine-de-Vaucluse ?

Pour notre nuit à Fontaine-de-Vaucluse, nous avons réservé une petite maison aménagée sur 3 étages, parfaite pour une nuit dans le village.

Étape 5 : de Fontaine-de-Vaucluse à Avignon

31 km – 130 mètres de dénivelé positif

Où s’arrêter entre Fontaine-de-Vaucluse et Avignon ?

Cette toute petite étape presque plate vous fait quitter le pays de Sorgue et le Lubéron.

Prévoyez un dernier arrêt à l’Isle-sur-la-Sorgue, une petite ville charmante aménagée autour de canaux.

Que faire à Avignon ?

Cette étape courte et facile nous a laissé quelques heures pour explorer Avignon. Nous avons donc stocké nos vélos et nos bagages dans une consigne trouvée grâce à l’application NannyBag (celle située rue Thiers). C’était une solution plutôt pratique et que nous avons pu réserver au dernier moment.

J’avais déjà visité Avignon l’année précédente lors d’une randonnée itinérante à pied de 4 jours dans les Alpilles. Rendez-vous dans l’article en question pour découvrir que voir, que faire et où manger lors d’une journée à Avignon.

Rejoindre le Lubéron avec son vélo

Les gares desservant le Lubéron

Pour entreprendre un tour du Lubéron à vélo similaire au nôtre, il vous faudra rejoindre les gares d’Avignon et éventuellement de Cavaillon ou de l’Isle-sur-la-Sorgue, si vous voulez écourter légèrement l’épopée.

Ces 2 villages se trouvent sur l’itinéraire de la ligne de TER Avignon-Marseille.

Avignon est accessible en TGV depuis Paris en 2 h 40 environ. Notez que le TGV vous dépose à la gare d’Avignon TGV. Pour rejoindre le centre-ville, vous devez ensuite pédaler, emprunter une navette ou un TER.

Attention : les TGV vers Avignon au départ de Paris ne disposent pas de place vélo. Si vous venez de la capitale et que vous ne souhaitez pas ranger votre monture dans une housse, prenez un TGV pour Lyon Part Dieu en réservant une place vélo et changez pour un TER direction Avignon centre. Comptez 4 h 30 de trajet au total (sans le temps de la correspondance).

À lire aussi : Découvrez notre dossier complet pour prendre le train avec son vélo en France en toute sérénité.

Louer un vélo dans le Lubéron

Si vous n’avez pas votre propre vélo ou que vous ne souhaitez pas transporter le vôtre dans le train, Provence Bike propose des locations de vélos et vélos électriques à Avignon toute l’année.

Attention si vous optez pour la location de vélos : de nombreux loueurs sont fermés en automne et en hiver dans les petits villages du Lubéron ! Renseignez-vous bien avant de partir.

Quand partir pour un tour du Lubéron à vélo ?

Situé en Provence, le Lubéron offre un climat clément toute l’année qui permet de l’explorer en toute saison.

Nous sommes personnellement partis autour du 11 novembre. Certes, les journées sont courtes en cette saison mais permettent aussi d’avoir une vraie soirée pour se reposer. Les couleurs d’automne sont magnifiques. Rien que pour les paysages et les vignes teintés d’orange et de rouge : nous avons adoré partir en cette saison.

Pour éviter les vagues de canicule et profiter des villages et des routes sans trop de monde, je vous recommande de partir au printemps ou à l’automne faire un tour du Lubéron à vélo.

La fin du mois de juin doit aussi valoir le coup pour découvrir les lavandes en fleurs. À ce compte-là, d’autres régions provençales, par exemple le Pays de Sault, permettent aussi de profiter des champs de fleurs violettes et sont moins prisés des foules à la belle saison.

Attention au mois de juillet : Avignon accueille son célèbre festival ! Les prix des billets de train pour rejoindre la Cité des Papes peuvent donc grimper significativement en cette période.

Quel équipement pour un tour du Lubéron à vélo ?

Le vélo

L’itinéraire se trouve essentiellement sur des routes goudronnées. Même si vous avez un vélo avec des pneus plutôt fins, vous pouvez donc partir dans le Lubéron à vélo.

Pour plus de confort en voyage, nous vous recommandons toutefois un vélo type gravel ou VTC aménagé pour le voyage (comme nos vélos).

Le contenu des sacoches

En raison des journées courtes de novembre, nous avons fait le choix de partir léger sans notre matériel de camping pour ce voyage à vélo dans le Lubéron.

Au printemps et en été, de nombreux campings jalonnent l’itinéraire et permettent de s’héberger à moindres frais et de voyager en toute liberté.

Si vous partez en automne comme nous, pensez à prendre une bonne paire de gants, une doudoune, un pull chaud et une grosse paire de chaussettes : les matinées sont fraîches !

En cette saison, pensez enfin à bien vérifier que votre vélo dispose des éléments réfléchissants réglementaires et d’un éclairage adapté au cas où vous vous feriez surprendre par l’arrivée de la nuit. Pensez également à prendre des gilets jaunes, utiles la nuit mais aussi en cas de mauvaise météo.

Pour aller plus loin, découvrez notre liste complète de matériel de cyclotourisme.

L’empreinte carbone d’un voyage à vélo dans le Lubéron

Pour sensibiliser à l’impact carbone du tourisme, je trouve qu’il est essentiel d’informer sur l’empreinte carbone de nos voyages, pour que chacun puisse penser à cette donnée cruciale dans ses choix personnels. C’est pourquoi je vous partage l’empreinte carbone du transport lors de ce tour du Lubéron à vélo.

Au départ de Paris

Si vous partez de Paris et rejoignez Avignon en TGV jusqu’à Lyon puis en TER, voici l’empreinte carbone associée :

  • TGV Paris – Lyon aller-retour (782 km) : 1,9 kg de CO2e ;
  • TER Lyon – Avignon aller-retour (404 km) : 12 kg de CO2e.

Au total, l’empreinte carbone au départ de Paris s’élève donc à 14 kg de CO2e par personne pour ce tour du Lubéron à vélo.

Pour information, cela équivaut à peu près à (selon les chiffres de l’ADEME) :

  • 64 km en voiture ;
  • 28 repas végétariens ;
  • 2 repas avec du bœuf ;
  • 26 Go de données stockées pendant 1 an.

En comparaison, parcourir ce même trajet en voiture thermique (1376 km) aurait émis 299 kg de CO2e, soit 21 fois plus que l’option ferroviaire, avec l’hypothèse d’une seule personne dans la voiture, ou 11 fois plus, avec 2 personnes à bord du véhicule.

Au départ de Grenoble

Jérémy et moi sommes partis de Grenoble. Au départ de cette ville, voici le calcul d’empreinte carbone du transport de notre tour du Lubéron à vélo :

  • TER Grenoble – Valence ville aller-retour (142 km) : 4,2 kg de CO2e ;
  • TER entre Valence-Ville et Avignon-centre aller-retour (220 km) : 7 kg de CO2e.

Au total, l’empreinte carbone au départ de Grenoble s’élève donc à 11,2 kg de CO2e par personne pour ce tour du Lubéron à vélo.

En comparaison, parcourir ce même trajet en voiture thermique (440 km) aurait émis 96 kg de CO2e, soit 9 fois plus que l’option ferroviaire, avec l’hypothèse d’une seule personne dans la voiture, ou 4 fois plus, avec 2 personnes à bord du véhicule.

Alors, le tour du Lubéron à vélo vous fait-il rêver ? En quelle saison aimeriez-vous le découvrir ? Racontez-vous en commentaire !

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